• Daniel

Augmentons le nombre de logements en mains de collectivités publiques !

Pour leur résolution intitulée «Droit de préemption», le Parti socialiste et les Vert.e.s ont obtenu la majorité mardi soir, à raison de 19 OUI et 8 NON. Augmenter le nombre de logements en mains de collectivités publiques ou d’organismes sans but lucratif à Onex, remédier aux causes structurelles de cette crise, réduire la spéculation sur les appartements et les immeubles d’habitation et permettre à tous ceux et toutes celles qui le souhaitent de pouvoir se loger dignement à Onex, tels étaient les objectifs visés par ce projet de résolution.


Cette résolution a pour objectif de requérir l'application plus systématique de dispositions légales déjà en vigueur sur le Canton de Genève :


· La loi générale sur le logement et la protection des locataires du 4 décembre 1977


· La loi générale sur les zones de développement du 29 juin 1957


· La loi sur l'expropriation pour cause d'utilité publique du 10 juin 1933

Si l’État de Genève a la priorité pour préempter et si les communes ne peuvent le faire que si l’État y renonce, nous le savons déjà, notre Canton souffre d'une pénurie de logements et d'une flambée des loyers sur le marché libre. Les premières personnes touchées sont les familles, les jeunes et les personnes à revenus modestes. Se loger dignement est une nécessité pour mener une existence normale et est essentiel à l'équilibre de notre société. Pour la majorité de nos concitoyennes et concitoyens, le logement s'inscrit dans un cadre social, alors que pour d'autres, ce n'est qu'un objet financier, un investissement ou une source de profit. Les aspirations entre locataires et propriétaires sont donc souvent diamétralement opposées, raison pour laquelle les collectivités publiques doivent protéger les usagers et les usagères des possédants.


Dans ce contexte objectivement hautement spéculatif, les montants des loyers à Genève sont souvent abusifs.


Dès lors, il n’y a plus de marché raisonnable du logement, il n’y a que des prix qui explosent dus à la spéculation.


Or, c’est le logement réalisé par des entités publiques ou des coopératives qui permet de maintenir des niveaux de loyers acceptables, à long terme et ce type de logement offre des possibilités d’accès bien plus avantageuses et intéressantes que le marché libre. Malgré l’intérêt que représente aujourd’hui ce type d’habitat, il n’existe pas, dans le canton de Genève et sur la commune d'Onex, de politique volontariste visant à reconvertir, chaque fois que cela est possible et responsable, le parc locatif en un habitat se situant hors du marché spéculatif.


Il est temps d’aboutir à une meilleure maîtrise des loyers.


Le droit de préemption incite et permet une plus grande mixité sociale et fonctionnelle dans les quartiers, ce qui apporte de nombreux atouts en termes de cohésion sociale. Ceci n'est pas le cas quand ce sont des financiers qui ne cherchent que de forts rendements.


Un équilibrage logements/emplois/équipements publics permet de favoriser la création d’emplois sur la commune et contribue à des quartiers vivants et dynamiques qui offrent des lieux de rencontres à la population, des activités qui favorisent les petits commerces de proximité et à des espaces pour les équipements culturels, sportifs et sociaux.


Patrick Sturchio, chef de groupe PSO

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